Les organisations avec lesquelles nous travaillons en Amérique latine
Programme d'Inter Pares en Amérique latine
Organisations régionales
Consejeria en Proyectos (Service d’accompagnement de projets, PCS en anglais) est notre principal homologue pour les activités réalisées en Amérique latine. Créé en 1979 pour promouvoir et défendre les droits de la personne et soutenir les capacités des organisations locales latino-américaines en vue de répondre aux besoins des personnes déplacées ou victimes de la violence politique, le PCS travaille depuis plus de trente ans en situation de conflit ou d'après-conflit. Ses programmes mettent l'accent sur les compétences des femmes et leur leadership, puisqu'elles constituent avec leurs enfants la plus grande partie des populations déplacées. Les relations hommes-femmes et les droits de la personne sont des thèmes sous-jacents de toutes les activités de PCS. Le PCS et Inter Pares soutiennent les efforts des organisations locales en vue de partager les leçons tirées de leurs expériences, trouver de nouvelles réponses aux conflits en cours et établir des gouvernements plus participatifs et démocratiques.
Organisations nationales
Mexique
Centro de Derechos de la Mujer de Chiapas (Centre pour les droits des femmes au Chiapas) fournit une assistance légale aux femmes victimes de violence et offre de la formation à celles et ceux qui défendent les droits des femmes.
Centro de Derechos Humanos Fray Bartolomé de las Casas (Centre pour les droits humains Fray Bartolomé) documente, fait de la recherche et du plaidoyer et a recours aux tribunaux pour promouvoir et défendre les droits de la personne au Chiapas, au Mexique, en travaillant principalement avec les communautés autochtones rurales.
Comite de Derechos Humanos Fray Pedro Lorenzo de la Nada (Comité des droits humains Fray Pedro Lorenzo de la Nada), établi dans le district d'Ocosingo au Chiapas, a été créé à la suite de l'incursion militaire au Chiapas. Il réunit des militantes, des militants et des formateurs intéressés aux droits de la personne. Ses principaux champs d'action sont la résolution des conflits, la communication et la recherche. Il offre également de la formation aux personnes locales qui défendent les droits des autochtones.
Guatemala
Casa del Migrante Tecún Uman (Maison des migrants de Tecún Uman) travaille dans la région frontalière entre le Guatemala et le Mexique en fournissant assistance d’urgence, appui légal et des activités de plaidoyer en faveur des personnes migrantes. Grâce à de la recherche, de la documentation, l’éducation du public et le plaidoyer, la Casa del Migrante œuvre à la défense des droits humains des personnes migrantes en transformant les attitudes sociales, les politiques et les lois qui mettent en danger la sécurité et la liberté de mouvement des personnes migrantes à travers la région.
La Coordinadora de Derechos Humanos - Ixcán (Coordination des droits humains - Ixcán) rassemble des organismes de défense des droits de la personne (Red Primavera, ADDHAI, CEDAP, COINDI, COFI, ASODHI et ECDHI) du district d'Ixcán afin de renforcer leurs capacités dans le domaine. Ses champs d'action sont les suivants : protection des collectivités autochtones marginalisées n'ayant pas accès au système de justice local, aide juridique, plaidoyer en vue d'améliorer le système de justice local.
Depuis 1988, CONAVIGUA (Coordination nationale des veuves du Guatemala) travaille avec des groupes locaux de veuves en vue d’obtenir justice et réparation pour leurs proches, décédés ou disparus pendant le conflit armé. Active dans sept départements du Guatemala, CONAVIGUA promeut l’application des accords de paix au Guatemala en dénonçant la militarisation et lutte pour l’égalité des sexes et le respect des droits de la personne.
Créée en 2003 dans le département de K’iché au Guatemala, la Defensoria del K’iché (Bureau de défense du K’iché) est une organisation de défense des droits qui renforce la capacité des communautés locales de défendre leurs droits et de les exercer. Pour ce faire, le Bureau appuie les communautés dans la résolution de conflits, fournit de l’assistance juridique et sensibilise aux droits de la personne, notamment par des émissions de radio. Le Bureau organise également une école offrant aux communautés et aux leaders locaux de la formation sur les enjeux relatifs aux droits de la personne.
ECAP (Grupo para los estudios comunitarios y acciones psychosociales, Équipe d'études communautaires et d'action psychosociale) a été créée en 1997 pour offrir soutien psychosocial et accompagnement aux victimes de torture et à leur collectivité. ECAP effectue aussi du travail de recherche, d'analyse et de formation sur les effets de la torture et les stratégies de traitement.
ICCPG (Instituto de Estudios Comparados en Ciencias Penales de Guatemala, Institut d'études comparatives en sciences criminelles du Guatemala) est un institut académique travaillant sur les enjeux liés aux droits de la personne, aux politiques de justice criminelle et à la sécurité.
INCEDES (Instituto Centroamericano de Estudios Sociales y Desarollo, Institut d'Amérique centrale pour les études sociales et le développement) est un centre de recherche sociale et participative, mettant l'accent sur les enjeux liés à la migration.
Kaqla est un groupe d'intellectuelles et de professionnelles mayas désireuses de promouvoir le débat et l'action démocratique en vue de favoriser la pleine participation des femmes au sein de la société guatémaltèque. L'organisme utilise pour cela la formation politique, la recherche et le renforcement institutionnel.
Obispado de San Marcos (Diocèse de San Marcos) contribue à renforcer la capacité des communautés locales de défendre leurs droits, d’être les agents de leur propre développement et de bâtir une culture de la paix. Toujours en lien avec les enjeux de droits de la personne, du droit à la terre, de droits des femmes, de même qu’à la vérité et la justice pour les crimes passés, le diocèse forme, sensibilise et offre des services d’aide juridique aux communautés locales.
Salvador
COFAMIDE (Comité des familles de migrantes et de migrants disparus) était à l’origine un groupe de familles de migrants disparus qui s’est réuni pour s’épauler sur le plan affectif et logistique dans la recherche de leurs proches. Aujourd’hui, COFAMIDE continue d’offrir aux familles du soutien affectif et de l’appui logistique en rapport avec les enquêtes judiciaires et policières et le rapatriement des corps. Le Comité fait de l’éducation sur les risques de la migration sans pièces d’identité dans les écoles, les universités et les communautés salvadoriennes en bordure de la frontière avec le Guatemala. COFAMIDE fait aussi du travail de plaidoyer auprès du gouvernement salvadorien afin qu’il offre du soutien aux familles des migrants disparus et qu’il poursuive la réforme des lois et politiques qui contribueront à renforcer la sécurité et assurer la dignité des migrants et de leurs familles.
La Colectiva Feminista para el Desarrollo Local (Collectif féministe pour le développement local) se concentre à développer les capacités institutionnelles et pour le plaidoyer des femmes dans les communautés rurales. Le collectif entreprend aussi des activités de plaidoyer et de sensibilisation publique en alliance avec d’autres organisations du mouvement des femmes au Salvador.
Tutela Legal del Arzobispado de San Salvador (Bureau légal de l’archevêché de San Salvador) offre des services de défense légale et de plaidoyer pour des cas de violations des droits de la personne et des questions relatives à la vérité et la justice pour des crimes commis durant la guerre civile au Salvador.
Colombie
ONIC (Organización Nacional Indígena de Colombia, Organisation nationale autochtone de Colombie) a été créée en 1982. Sa mission est de défendre les droits des personnes autochtones à travers des stratégies prônant l'autonomie autochtone et favorisant le développement de positions communes. Elle représente de nombreuses communautés autochtones et joue un rôle-clé pour augmenter la visibilité des enjeux liés aux autochtones en Colombie, aussi bien au plan national qu'international.
Pérou
DEMUS (Estudio para la Defensa de los Derechos de la Mujer, Étude pour la défense des droits des femmes) est une organisation féministe non gouvernementale qui travaille depuis 1987 à défendre et protéger les droits des femmes au Pérou. DEMUS promeut le droit des femmes à vivre une vie libre de toute violence et les droits sexuels et génésiques. Pour atteindre ses objectifs, DEMUS intègre le social, le psychologique et le légal. DEMUS sélectionne et prépare des cas légaux, développe des campagnes de sensibilisation, et offre un appui psychosocial pour les femmes victimes de violence.
Organisations de victimes du conflit armé au Pérou : Inter Pares et PCS appuie le travail de nombreuses organisations de victimes du conflit armé qui plaident pour que le gouvernement péruvien facilite la réparation et la justice. Au niveau national, Inter Pares appuie la CONDECOREP (Coordination nationale des personnes déplacées et des communautés en reconstruction). Au niveau régional, Inter Pares et PCS appuient le travail d’ADFADAH (Asociacion de Familiares Detenidos, Desaparecidos y Asasinados por la Violencia Subversiva en Huancavelica – Association des proches de personnes disparues, détenues et assassinées durant le conflit armé dans la région de Huancavelica), et ASFADEL (Asociacion de familias desplazadas de Lima- Association des familles déplacées de Lima).
Le SISAY (Centro de Desarrollo Andino, Centre pour le développement andin) offre un soutien technique et organisationnel aux communautés rurales des provinces d'Ayacucho et de Huancavelica, notamment dans le cadre de programmes relatifs à la pauvreté et à la sécurité alimentaire.
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