Depuis le coup d’État militaire de 2021, la Birmanie subit l’escalade de la violence, les déplacements et l’insécurité alimentaire. Les organisations de la société civile ont réagi avec courage – elles ont offert des soins de santé, documenté les violations des droits de la personne et bâti des structures de gouvernance démocratiques à partir de la base.
Mais plusieurs de ces groupes – dont certains que nous appuyons directement – affrontent maintenant une nouvelle crise : l’effondrement du financement international.
En juillet, nous avons tenu une discussion virtuelle en direct avec Sam McGavin, directrice générale d’Inter Pares et gestionnaire du programme pour la Birmanie, pour aborder les profondes répercussions sur les organisations de la société civile birmane des récentes coupes dans l’aide internationale, notamment la fermeture de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID).
(Le son est uniquement en anglais. Cliquez sur le bouton « cc » en bas à droite du lecteur vidéo pour activer les sous-titres en français).
Le démantèlement du système d’aide internationale étatsunien a amputé le budget d’aide humanitaire dans le monde de 8 milliards $ – une coupe estimée à 130 millions $ en Birmanie seulement. Les organisations de santé, les groupes de médias et les défenseur-euse-s des droits de la personne avec qui nous travaillons dans tout le pays ont été durement touchés. Certains ont perdu jusqu’à 80 % de leurs budgets.
Les professionnel-le-s de santé que nous soutenons, qui viennent en aide à plus d'un demi-million de personnes, ont vu leurs budgets d'approvisionnement et de formation réduits, ce qui menace l'accès aux médicaments, au matériel et au personnel qualifié. Les groupes médias ne peuvent plus former de journalistes ni s’adapter aux coupures d’Internet imposées par la junte en pleine guerre civile. Les organisations de défense des droits de la personne perdent leur capacité à surveiller les abus et à mobiliser les acteurs internationaux.
L’impact est encore plus grave dans les camps de personnes réfugiées à la frontière birmano-thaïlandaise. Le Border Consortium (TBC), qui fournit de la nourriture et un abri à plus de 110 000 personnes, a perdu son principal bailleur de fonds et doit maintenant couper l’aide alimentaire à 90 000 personnes. Le Comité international de secours (IRC) ferme également les services de santé dans sept des neuf camps.
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La société civile birmane est résiliente. Mais la perte du soutien international lui porte un coup dévastateur dans un contexte déjà difficile. Plus que jamais, elle a besoin de notre amitié, de notre soutien et de notre solidarité.
Programme réalisé avec l’appui financier du Gouvernement du Canada agissant par l’entremise d’Affaires mondiales Canada.
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