« Là où le changement prend racine » rassemble des photos prises en Guinée-Bissau, au Sénégal et au Togo afin de montrer comment les communautés trouvent des moyens de cultiver leurs propres denrées, d’assurer leur subsistance et de prendre soin de la terre face au changement climatique.
De la restauration des mangroves à la protection des semences locales, en passant par l’apiculture, les jardins communautaires et les pratiques de récolte durables, l’exposition explore la manière dont les populations s’appuient sur leur connaissance du territoire tout en trouvant de nouvelles façons de relever les défis qui les entourent.
Au cœur de ces photographies se trouvent des femmes dont les savoirs, le leadership et l’action collective contribuent à façonner des systèmes alimentaires plus justes et plus durables.
Plus d’informations :
Ottawa
Du 14 au 25 septembre 2026
Université Saint-Paul
Atrium, 110, rue Hazel, Ottawa
Événement d’inauguration : 15 septembre, de 17 h à 20 h
Des rafraîchissements légers seront servis.
Comment le changement prend-il racine ?
La nourriture vient de la terre sous nos pieds, nourrie par l’eau, le soleil et les soins que l’on lui apporte. Les agriculteur-rice-s sèment d’une saison à l’autre, transmettant les connaissances et la sagesse des générations précédentes. Elles entretiennent la terre, récoltent ce qui y pousse et le transforment en nourriture qui nourrit les familles et les communautés.
Partout dans le monde, les personnes et les systèmes qui acheminent notre nourriture du champ à l’assiette subissent une pression croissante. Le changement climatique transforme les milieux dans lesquels les populations cultivent, pêchent et récoltent leur nourriture. Parallèlement, les grandes entreprises renforcent leur emprise sur les terres, les semences et les marchés, tandis que l’agriculture industrielle érode la biodiversité, appauvrit les sols et accroît la dépendance des agriculteur-rice-s vis-à-vis de semences, d’engrais et de pesticides coûteux.
En Afrique de l’Ouest, les agricultrices sont particulièrement touchées par ces défis, tout en étant confrontées à des normes sociales qui limitent leur pouvoir. Elles cultivent et préparent la nourriture et gèrent les ressources naturelles qui font vivre leurs familles et leurs communautés. Pourtant, les femmes ont souvent moins accès à la terre et aux autres ressources, et ont moins leur mot à dire dans les décisions qui façonnent leur environnement.
Mais les choses changent. Les agricultrices sèment les graines d’un avenir différent. Elles adaptent les méthodes de culture, prennent leur place aux tables de décision et façonnent l’avenir de leurs terres et de leurs communautés.
Le changement prend racine dans le savoir de celles et ceux qui sont les plus proches de ces enjeux et dans les solutions que les communautés développent pour leurs terres, leurs moyens de subsistance et les générations futures.
Œuvrer ensemble pour la justice alimentaire en Afrique de l’Ouest
Depuis 50 ans, Inter Pares travaille aux côtés d’organisations et de mouvements pour la justice sociale à travers le monde. En Afrique de l’Ouest, nous collaborons avec des organisations féministes, des mouvements d’agricultrices et des femmes rurales afin de mettre en place des systèmes alimentaires plus justes et durables, ancrés dans les savoirs locaux et le leadership communautaire.
Le travail présenté dans « Là où le changement prend racine » est mené en partenariat avec SUCO et bénéficie du soutien financier d’Affaires mondiales Canada.






