Dans de nombreuses régions du monde, le 8 mars est une journée importante pour dénoncer les discriminations, les inégalités et les violences dont sont victimes toutes les femmes.
C’est aussi une journée qui célèbre la contribution indéniable des femmes à la société. Depuis bientôt deux ans, la pandémie, le bouleversement climatique et les crises économiques ont mis à mal la santé et la sécurité de bien des femmes dans le monde. La lutte pour les droits des femmes demeure une entreprise collective à laquelle nous devons tous travailler.
Cette année, nous souhaitons partager avec vous les mots de ralliement de nos organisations homologues du monde entier. Chaque homologue apporte une perspective unique à la lutte pour l’égalité des femmes. De la revendication des droits des femmes transgenres en Colombie aux droits des agricultrices en Guinée-Bissau, les femmes insistent sur la nécessité d’agir de manière solidaire. Avec nos homologues, nous partageons la même volonté de lutter pour un avenir équitable pour toutes et tous, sans distinction de genre.
La solidarité, un concept cher à Inter Pares, est au cœur de nos relations avec nos homologues. Encore trop souvent en arrière-plan, ces femmes fières et battantes partagent aujourd’hui avec vous leurs souhaits, leurs luttes et leurs succès.
Bonne journée internationale de la femme !
Nos homologues partagent leurs messages de ralliement pour la Journée internationale des droits des femmes 2022 ici.
Nous voulons une agriculture durable, des aliments sains et un avenir sécuritaire sur le plan nutritionnel pour nos enfants.
La Deccan Development Society est une organisation communautaire de la base travaillant avec des groupes de femmes dans plus de soixante-quinze villages de l’Andhra Pradesh en Inde. Les 5 000 femmes membres de DDS ont développé des systèmes de souveraineté alimentaire axés sur le savoir local qui incluent des banques de semences et de céréales.
Nous voulons l’indépendance économique.
Départ pour la pêche à la bentaninha dans les mangroves d’Enxudé, région de Quínara. Les femmes sont le principal moteur de l’économie rurale, mais la tradition interdit les droits économiques essentiels.
En Guinée-Bissau, un pays d’Afrique de l’Ouest, Tiniguena s’est forgée une réputation nationale de chef de file dans le domaine de l’éducation environnementale créative par la promotion des moyens de subsistance durables des communautés rurales et de l’action citoyenne pour la paix et la démocratie.
Tiniguena a contribué à créer la première aire marine communautaire protégée en Afrique de l’Ouest, un modèle de protection de la biodiversité mené par la communauté reconnu mondialement.
Nous émergeons des profondeurs de la terre pour former des milliers de villes qui se développent en hauteur. Cette terre nous appartient, appartient aux êtres libres, aux femmes et à la nouvelle génération de jeunes.
Protestation contre la junte militaire au Soudan qui a pris le pouvoir de manière illégitime fin 2021. Les jeunes et les femmes, sont très présents dans la vague continue de protestations à travers le pays depuis lors, appelée « Marches des millions ».
SWRC (prononcé “source”) est un organisme féministe basé à Khartoum au Soudan résolument tourné vers les droits des femmes, la paix et la démocratie à travers l’activisme de la jeunesse. Afin de contribuer aux mouvements de la justice sociale au Soudan, SWRC est impliqué dans la sensibilisation du public, et dans le développement des compétences et du savoir chez les jeunes, en particulier des femmes.
Nous voulons la dignité pour tous les êtres humains parce que reconnaître la dignité de tous est la première étape pour créer l’harmonie et l’unité dans la communauté et la société. C'est un principe fondamental pour construire la paix et la stabilité.
Depuis plus de 30 ans, le Dr Cynthia milite pour un accès équitable à la santé, à l’éducation et à la protection des personnes déplacées et des migrants le long de la frontière entre la Thaïlande et la Birmanie.
Établie à Mae Sot en Thaïlande, la Mae Tao Clinic (Clinique Mae Tao) a été mise sur pied par la Dre Cynthia Maung, elle-même une réfugiée birmane. La clinique offre tout un éventail de soins de santé pour les personnes réfugiées, les travailleurs migrants et autres personnes. La clinique offre aussi de nombreux programmes de formation pour les travailleurs de la santé.
Nous voulons que les femmes soient reconnues en tant que productrices, car le travail des femmes est l’épine dorsale de l’agriculture.
Les femmes de Samyukta Kisan Morcha (United Farmers Front) étaient à l’avant-garde des manifestations historiques des agriculteurs en Inde et se joignent ici à la célébration du premier anniversaire de leur victoire en novembre 2021.
Focus on the Global South est une organisation régionale qui aide de nombreux groupes locaux à travers l’Asie dans leurs luttes pour la justice sociale. En fournissant des recherches et des analyses sur les systèmes économiques, politiques et sociaux à l’origine de la pauvreté et de la marginalisation des femmes, elle sensibilise les gens et les aide à établir des liens entre les luttes.
Nous, les femmes de l’Association Sumaq Wayta des femmes affectées par les stérilisations forcées de Huamanga - Ayacucho, voulons dire stop à la violence de genre parce qu’elle ne nous permet pas de vivre dans une relation fondée sur l’égalité.
À Socos/ Huamanga – Ayacucho, Pérou, des femmes sont à la recherche de la vérité, de la justice et de réparation.
SISAY (Centro de Desarrollo Andino, Centre pour le développement des Andes) fournit une assistance technique et organisationnelle aux communautés rurales d’Ayacucho et de Huancavelica, en mettant l’accent sur les programmes de lutte contre la pauvreté et la sécurité alimentaire. Ces programmes visent la mise en œuvre de réformes institutionnelles autour des droits pour favoriser l’inclusion des populations dans une économie durable, et leur accès à la pleine citoyenneté.
Nous voulons être des leaders.
Le Tamil Nadu Women’s Collective rassemble plus de 100 000 femmes marginalisées des villages de l’État du Tamil Nadu, en Inde, pour qu’elles s’organisent en groupes locaux. Les femmes prennent conscience de leurs droits et apprennent à analyser les systèmes qui les maintiennent dans la pauvreté et la marginalité, et ce qui doit changer.
Les groupes locaux s’efforcent de lutter contre la violence à l’égard des femmes, d’aider les agricultrices à utiliser la production agroécologique et de soutenir la participation politique des femmes. Elles y acquièrent les moyens d’assumer un leadership au sein de leurs groupes et au-delà dans leurs communautés.
Les filles veulent être des filles.
Depuis 1980, Nijera Kori a accompagné les personnes pauvres et marginalisées du Bangladesh pour qu’elles s’organisent en plus de 11 000 groupes locaux dans plus de 1 100 villages.
Grâce à une éducation fondée sur les droits, les femmes et les hommes apprennent à connaître leurs droits et se mobilisent pour mener des actions collectives afin de demander à l’État de faire respecter ces droits. Cela se manifeste par des actions visant à renforcer les droits des femmes, à mettre fin à la violence à leur égard, à obtenir des terres pour les familles qui n’en ont pas, à garantir l’accès aux programmes sociaux et à mettre fin à la corruption locale. Récemment, l’accent a été mis sur la lutte contre le mariage des enfants et la protection des filles en tant qu’enfants.
Nous voulons préserver les forêts et l’eau, car elles sont la vie. J’insiste sur le fait que sans l’eau et sans les forêts, les êtres humains ne pourraient pas vivre.
Josefina Tunki, présidente du peuple Shuar Arutam (PSHA) en Équateur, s’élève contre les menaces que font peser les opérations minières canadiennes sur le territoire Shuar Arutam.
Mining Watch Canada œuvre en faveur d’un monde dans lequel les peuples autochtones peuvent effectivement exercer leurs droits à disposer d’eux-mêmes, où les communautés doivent donner leur consentement avant toute activité minière et où les travailleurs miniers sont assurés de vivre dans des conditions sécuritaires et saines.
Les peuples et les communautés affectés disposent des moyens de protéger leurs droits humains, leurs modes de vie, leurs moyens de subsistance et leur environnement contre les effets potentiels ou réels des activités d’exploration et d’extraction minières, et ont un accès efficace à la justice et aux réparations pour les préjudices causés par l’exploitation minière.
Nous voulons la justice, parce que nos vies comptent.
Danna Méndez, victime d’un transféminicide. Danna est née en 1997 à Chaparral, Tolima. Son rêve était de travailler sur la mémoire historique et de contribuer à la construction de la paix dans sa ville marquée par la guerre.
Colombia Diversa a pour mission de promouvoir la pleine inclusion et le respect des droits, la reconnaissance et la mobilisation des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres (LGBT), dans les domaines économique, social, politique et culturel. Colombia Diversa souhaite ainsi contribuer à la construction d’une société moderne et démocratique et une justice sociale en Colombie.
Nous voulons un avenir, car nous voulons être certains que nos pas suivront leur cours...
… que les générations futures, guidées par notre sagesse, par les connaissances ancestrales transmises au fil du temps, suivront le chemin de la résistance qui nous a menés jusqu’ici en tant que peuples autochtones. Nous voulons transmettre aux générations futures un territoire prospère, où la peur n’existe pas, où la garantie de nos droits n’est pas un sujet de discussion mais une réalité.
La Organización Nacional Indígena de Colombia (ONIC) a pour mission de défendre les droits des personnes autochtones à travers des stratégies prônant l’autonomie autochtone et favorisant le développement de positions communes, et est aujourd’hui un interlocuteur de renommée en la matière en Colombie. Elle représente de nombreuses communautés autochtones et joue un rôle-clé pour augmenter la visibilité des enjeux liés aux autochtones en Colombie, aussi bien au plan national qu’international.

