Les semences sont bien plus que le point de départ d’une récolte.
Les semences sont une source d’alimentation, de moyens de subsistance, de patrimoine culturel et d’autonomie pour les communautés agricoles. Partout en Afrique de l’Ouest, les agriculteurs-rices ont, depuis des générations, conservé, sélectionné et partagé des semences adaptées à leur environnement local. Pourtant, ces pratiques essentielles sont de plus en plus menacées par les changements climatiques, la perte de biodiversité agricole et les politiques qui favorisent les semences commerciales.
Les semences sont la clé de la souveraineté alimentaire
« Les semences paysannes : la clé de la souveraineté alimentaire en Afrique de l’Ouest » a été rédigé en collaboration avec COPAGEN et Sème l’avenir. Le rapport explore l’importance des systèmes semenciers des agriculteurs-rices et leur rôle dans la mise en place de systèmes alimentaires plus résilients et plus équitables.

Sans semences, il n’y a pas d’agriculture. Les semences sont une ressource inestimable, un patrimoine culturel et le fondement des systèmes agroalimentaires.
S’appuyant sur des évaluations participatives menées au Burkina Faso, en Guinée-Bissau, au Sénégal et au Togo, le rapport met en lumière les défis auxquels les communautés sont confrontées en matière d’accès, de production et de conservation de leurs semences. Il souligne également le rôle essentiel des femmes rurales, dont les connaissances et les pratiques sont fondamentales pour la protection de la diversité des semences, malgré les obstacles auxquels elles sont confrontées pour accéder à la terre, aux ressources et aux instances décisionnelles.
Les solutions identifiées par les agriculteurs-rices et leurs communautés sont au cœur de ce rapport. S’appuyant sur leurs connaissances, leurs expériences et leurs priorités, celui-ci met en lumière des moyens concrets de renforcer les systèmes semenciers des agriculteurs-rices, de protéger leurs droits et de faire progresser la souveraineté semencière et alimentaire dans toute l’Afrique de l’Ouest.
Inter Pares et la justice alimentaire
Depuis 50 ans, l’alimentation est au cœur du travail d’Inter Pares avec ses homologues. Nous travaillons la main dans la main avec les mouvements paysans, les femmes de milieu rural et les organisations communautaires au Canada et ailleurs pour défendre le contrôle des terres, des semences, de l’eau et de l’alimentation.
Au Canada, Inter Pares participe activement à plusieurs coalitions. À titre de membre fondateur du RAD, nous offrons du soutien institutionnel et des fonds, en plus de participer à des projets clés tels que Je mange donc je vote. En vue d’influer sur la façon dont se déploie l’aide internationale au développement, Inter Pares apporte son analyste féministe au Groupe canadien de réflexion sur la sécurité alimentaire afin d’appuyer les approches agricoles qui favorisent l’autonomie (en lien avec les terres, les semences, le savoir et les marchés). De concert avec le RCAB, nous continuons aussi à contester l’influence de l’industrie sur les biotechnologies.
Sur la scène internationale, nous continuons d’appuyer d’une douzaine d’organizations en Amérique latine, en Asie et en Afrique afin de bâtir des systèmes alimentaires locaux résilients et promouvoir la souveraineté alimentaire et l’agroécologie. Dans les dernières années, nous avons réussi à obtenir plus de 20 millions $ d’AMC pour approfondir le travail de nos homologues en Afrique de l’Ouest, inspiré par des décennies d’échanges d’apprentissage paysans et enraciné dans la pratique féministe, le savoir local et la solidarité.
Contactez notre équipe
Inter Pares tient à remercier Affaires mondiales Canada pour son soutien financier à notre travail auprès de nos homologues en Afrique de l’Ouest.







