1 septembre 2026

S’appuyer sur des savoirs partagés

Three women beekeepers wearing protective suits and gloves inspect equipment outdoors, collaborating carefully during hive management at dusk.

Des agricultrices de Guinée-Bissau apprennent à récolter le miel lors d’un échange d’apprentissage au Sénégal. À la tombée de la nuit, elles utilisent de la fumée pour calmer les abeilles avant de récolter le miel, acquérant une expérience pratique afin d’évaluer si l’apiculture pourrait être adaptée dans leurs propres communautés.

Photo: Cherif Khoury

Pendant quatre jours au printemps 2026, des agricultrices de la Guinée-Bissau se sont jointes à leurs homologues du Sénégal pour apprendre les unes des autres.

Même si Rugui Baldé était là pour faciliter l’échange d’apprentissage, elle a elle aussi beaucoup appris.

« Elles nous ont appris tant de leçons, et vice versa. »

Rugui fait partie de l’équipe de Tiniguena, une organisation que nous avons aidée à démarrer en Guinée-Bissau, en 1991. L’une des priorités de Rugui était d’explorer la possibilité que l’apiculture devienne une nouvelle source de revenus pour les femmes avec qui travaille Tiniguena.

Redéfinir les rôles traditionnels des hommes et des femmes

Pour ça, le groupe de Guinée-Bissau a rencontré des apicultrices du Sénégal. Bien que l’apiculture soit traditionnellement considérée comme un « métier d’homme », ces femmes sont devenues des productrices de miel expérimentées grâce au soutien d’Apisen, une organisation locale qui offre de la formation en apiculture et de l’équipement, en plus de réaliser du travail de sensibilisation communautaire.

« Nous croyons que l’apiculture pourrait fonctionner dans nos villages, avec de l’équipement et de la formation » dit Rugui.

« Nous avons constaté que leur microclimat et leurs forêts ressemblent beaucoup à ce qu’il y a chez nous. »

Beekeepers in protective suits inspect a hive outdoors, sharing knowledge and techniques during a hands-on training exchange.
Des agricultrices de Guinée-Bissau apprennent à récolter le miel lors d'un échange d'apprentissage au Sénégal. Photo : Cherif Khoury
Community members gather around a workbench, learning woodworking techniques and measuring materials during practical skills training.
Mama Sambu, une agricultrice de Guinée-Bissau, apprend à construire une ruche en bois dans le cadre d'un échange d'apprentissage soutenu par Inter Pares et SUCO au Sénégal. Photo : Cherif Khoury

Elles nous ont appris tant de leçons, et vice versa.

Se rassembler pour une cause commune

Offrir à nos organisations homologues et aux personnes qu’elles soutiennent des occasions d’apprendre les unes des autres est un autre moyen pour nous de contribuer au renforcement des mouvements pour la justice sociale. La pollinisation croisée est essentielle : unies par une cause commune, des personnes partagent ce qui a fonctionné chez elles, s’inspirent les unes des autres et développent de nouvelles idées d’action.

Enda Pronat, notre organisation homologue sénégalaise depuis plus de vingt ans, a aussi participé à l’échange d’apprentissage. Rugui s’est intéressée à leur système simple de suivi de la régénération des mangroves.

À une époque où les changements climatiques, la diminution de l’aide internationale et les inégalités croissantes exercent une pression énorme sur les communautés—votre soutien aujourd’hui aide nos homologues à renforcer la souveraineté alimentaire, à faire progresser le leadership des femmes et à bâtir des solutions durables portées par les communautés.

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L’échange s’est poursuivi quelques semaines plus tard, quand des membres du comité de gestion de l’aire marine protégée d’Abéné, au Sénégal, se sont rendus en Guinée-Bissau. Là-bas, ils et elles ont appris comment la population des Îles Urok gère leur zone marine protégée. Les groupes ont partagé des récits sur la restauration de la mangrove, la gouvernance communautaire et les stratégies en vue de protéger les écosystèmes côtiers.

« Enda Pronat et Apisen sont rentrées chez elles avec une partie des leçons utiles et des bonnes pratiques que nous utilisons ici en Guinée-Bissau », explique Rugui.

Ces conversations ont semé les graines de relations et d’idées qui vont continuer de grandir bien après l’échange, pour renforcer le travail communautaire de protection des écosystèmes et bâtir des moyens de subsistance résilients en Guinée-Bissau et au Sénégal.

Woman plants young mangrove seedlings in coastal mudflats, supporting ecosystem restoration, shoreline protection, biodiversity conservation and resilience.
Fatou Mané, présidente du groupe de femmes « Bã Guinfina » à Djibanar, au Sénégal, plante un jeune mangroveau. Ces trois dernières années, on a soutenu le reboisement de plus de 80 hectares de mangroves à travers l'Afrique de l'Ouest. Photo : Creative Studio Senegal

Renforcer la souveraineté alimentaire, à faire progresser le leadership des femmes et à bâtir des solutions durables portées par les communautés.

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