Même si Rugui Baldé était là pour faciliter l’échange d’apprentissage, elle a elle aussi beaucoup appris.
« Elles nous ont appris tant de leçons, et vice versa. »
Rugui fait partie de l’équipe de Tiniguena, une organisation que nous avons aidée à démarrer en Guinée-Bissau, en 1991. L’une des priorités de Rugui était d’explorer la possibilité que l’apiculture devienne une nouvelle source de revenus pour les femmes avec qui travaille Tiniguena.
Redéfinir les rôles traditionnels des hommes et des femmes
Pour ça, le groupe de Guinée-Bissau a rencontré des apicultrices du Sénégal. Bien que l’apiculture soit traditionnellement considérée comme un « métier d’homme », ces femmes sont devenues des productrices de miel expérimentées grâce au soutien d’Apisen, une organisation locale qui offre de la formation en apiculture et de l’équipement, en plus de réaliser du travail de sensibilisation communautaire.
« Nous croyons que l’apiculture pourrait fonctionner dans nos villages, avec de l’équipement et de la formation » dit Rugui.
« Nous avons constaté que leur microclimat et leurs forêts ressemblent beaucoup à ce qu’il y a chez nous. »
Elles nous ont appris tant de leçons, et vice versa.
Rugui Baldé
Se rassembler pour une cause commune
Offrir à nos organisations homologues et aux personnes qu’elles soutiennent des occasions d’apprendre les unes des autres est un autre moyen pour nous de contribuer au renforcement des mouvements pour la justice sociale. La pollinisation croisée est essentielle : unies par une cause commune, des personnes partagent ce qui a fonctionné chez elles, s’inspirent les unes des autres et développent de nouvelles idées d’action.
Enda Pronat, notre organisation homologue sénégalaise depuis plus de vingt ans, a aussi participé à l’échange d’apprentissage. Rugui s’est intéressée à leur système simple de suivi de la régénération des mangroves.
À une époque où les changements climatiques, la diminution de l’aide internationale et les inégalités croissantes exercent une pression énorme sur les communautés—votre soutien aujourd’hui aide nos homologues à renforcer la souveraineté alimentaire, à faire progresser le leadership des femmes et à bâtir des solutions durables portées par les communautés.
L’échange s’est poursuivi quelques semaines plus tard, quand des membres du comité de gestion de l’aire marine protégée d’Abéné, au Sénégal, se sont rendus en Guinée-Bissau. Là-bas, ils et elles ont appris comment la population des Îles Urok gère leur zone marine protégée. Les groupes ont partagé des récits sur la restauration de la mangrove, la gouvernance communautaire et les stratégies en vue de protéger les écosystèmes côtiers.
« Enda Pronat et Apisen sont rentrées chez elles avec une partie des leçons utiles et des bonnes pratiques que nous utilisons ici en Guinée-Bissau », explique Rugui.
Ces conversations ont semé les graines de relations et d’idées qui vont continuer de grandir bien après l’échange, pour renforcer le travail communautaire de protection des écosystèmes et bâtir des moyens de subsistance résilients en Guinée-Bissau et au Sénégal.
Renforcer la souveraineté alimentaire, à faire progresser le leadership des femmes et à bâtir des solutions durables portées par les communautés.
Telle que présentée dans
L’agroécologie, c’est plus que cultiver des aliments
Dans ce bulletin, on voit en quoi l’acrogécologie est plus qu’un ensemble de pratiques agricoles.

Inter Pares reconnaît l’appui financier d’Affaires mondiales Canada pour ce project.




