Le Canada et la règle du bâillon mondial

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Des activistes manifestent en face de la cour suprême Péruvienne et déposent des fleurs pour pleurer la perte des droits reproductifs pendant la dictature de Fujimori et demandent réparation.
 Des activistes manifestent en face de la cour suprême Péruvienne et déposent des fleurs pour pleurer la perte des droits reproductifs pendant la dictature de Fujimori et demandent réparation.Crédit: DEMUS

Inter Pares est profondément préoccupé par l’impact de la règle du bâillon mondial sur un environnement propice à la santé et aux droits sexuels et reproductifs à travers le monde. C’est la raison pour laquelle nous avons rejoint une douzaine d’autres organisations Canadiennes dans une déclaration publique conjointe à ce sujet.

« Nous, organisations soussignées, condamnons fermement l’approbation par le président Trump, le 23 janvier 2017, de la règle du bâillon mondial ― l’un de ses premiers gestes comme président des États-Unis. Sous les gouvernements George H.W. Bush and George W. Bush, la règle du bâillon mondial interdisait aux ONG étrangères recevant de l’aide américaine en matière de planification familiale et de santé génésique de recevoir des fonds non américains pour fournir des services, de l’information, du counseling et des renvois en matière d’avortement ou de plaider pour l’accès à des services d’avortement sécuritaires. Cette politique cause des préjudices sérieux et réels aux femmes aux quatre coins de la planète et contrevient aux accords internationaux signés par les États-Unis en matière de développement. Cette politique entraîne des pénuries de ressources, la fermeture d’établissements de santé offrant des services aux femmes, un effet de dissuasion sur l’ensemble des soins y afférents (y compris l’offre de services de planification familiale, de moyens de contraception, de counseling, etc.) et le refus d’offrir des services d’avortement légaux et sécuritaires ».

De plus, nous pensons qu’il est tant pour le gouvernement canadien de faire une contribution significative envers les pays du Sud mondialisé. Nous approuvons l’affirmation de la ministre Bibeau selon laquelle « l’autonomisation des femmes passent par leurs droits à contrôler leur corps ». Bien que nous reconnaissions les annonces récentes en soutien à la santé et aux droits sexuels et reproductifs, il est temps pour le Canada de signer des accords concernant la santé et les droits sexuels et reproductifs tels que décrit dans l’Initiative de planification de l’avenir. Nous sommes fiers que cette déclaration conjointe en appelle à autant de leadership. 

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