Bâtir des systèmes alimentaires justes et résilients

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 Crédit: Tiniguena

La pandémie de COVID-19 a entraîné la perte massive de vies humaines et de moyens de subsistance. On prédit que deux fois plus de personnes souffriront de la faim dans le monde d’ici la fin de l’année. La pandémie a révélé la profonde inégalité à la base de nos sociétés et démontré la vulnérabilité d’un système alimentaire mondialisé et profondément concentré. Il faut changer ce système.

Depuis des décennies, Inter Pares et ses homologues travaillent à bâtir des systèmes alimentaires plus justes et plus résilients. À Telangana, en Inde, des collectifs de femmes appuyés par la Deccan Development Society ont acquis des terres, cultivé des denrées à partir de leurs propres semences et misé sur la biodiversité et l’utilisation d’intrants naturels pour amender les sols. La transformation locale des céréales et la vente directe aux consommateurs leur assurent également le contrôle des marchés. Grâce à cette souveraineté alimentaire, les collectifs ont pu affronter les sécheresses, la crise alimentaire de 2008 et la pandémie actuelle.

En Afrique de l’Ouest, Inter Pares appuie des organisations vouées à préserver la biodiversité agricole et l’autonomie des agricultrices et agriculteurs. Dans le cadre du programme Aliments de la souveraineté, des collectivités ont constitué des réserves de semences locales, cultivé des variétés qui résistent à la sécheresse comme le sorgho, le millet et le fonio, et pratiqué l’agroécologie pour ne pas dépendre des semences ou des intrants de l’étranger. Les perturbations des chaînes alimentaires imputables à la COVID-19 ainsi que les changements climatiques démontrent la sagesse de cette approche.

Au Canada, l’aggravation du problème de la faim et la mort tragique de travailleurs agricoles migrants ont mis en lumière les profondes inégalités de notre système alimentaire. En 2011, Inter Pares et ses allié.e.s ont réuni 3500 activistes de tout le pays pour proposer des pistes de solution. La Politique alimentaire populaire appelait à protéger les travailleurs migrants, renforcer les systèmes alimentaires locaux, soutenir l’agriculture écologique, instaurer un programme d’élimination de la pauvreté et créer un programme universel d’alimentation dans les écoles. À l’époque, ces idées soulevaient le scepticisme. Aujourd’hui, elles se fraient un chemin à tous les paliers – municipal, provincial et fédéral. Profitons de cet élan pour en faire une réalité.

En Afrique de l’Ouest, Inter Pares appuie des organisations vouées à préserver la biodiversité agricole et l’autonomie des agricultrices et agriculteurs.

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