Les populations autochtones au cœur de la résistance en Birmanie

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Group photo of about 25 children and youth. Each wears a cylindrical paper hat on their head, some with the word
Les jeunes manifestant-e-s karens appellent à la démocratie fédérale à Mutraw. Crédit: KESAN

Le 1er février 2021, les militaires en Birmanie ont tenté un coup d’État, prenant partiellement le contrôle du pays et piétinant ainsi la fragile démocratie qui prévalait au pays.

Que s'est-il passé en Birmanie depuis la tentative de coup d'État ?

Depuis le mois de février, la population résiste face aux militaires qui tentent de s’emparer du pays – par des manifestations, des campagnes de sensibilisation et des boycottages. Les personnes manifestant en régions urbaines subissent régulièrement des attaques violentes et celles perpétrées dans les communautés autochtones se sont intensifiées. Le nombre de morts a monté en flèche, sans compter les milliers de personnes blessées.

Malgré cela, des millions de personnes militantes veillent à ce que la tentative de coup d’État ne soit pas couronnée de succès.

Les populations autochtones au cœur de la résistance en Birmanie

L'unité entre les militant-e-s que nous voyons aujourd'hui dans l'opposition aux militaires n'a pas toujours existé en Birmanie.

Les communautés autochtones avaient déjà connu la brutalité militaire. Mais avant la tentative de coup d'État, les nombreux rapports faisant état des atrocités perpétrées par les militaires à l’encontre des populations autochtones ont été ignorés ou sous-estimés par certains membres de la population en Birmanie centrale. Après la tentative de coup d'État, les populations se trouvant en régions urbaines ont vécu, pour la première fois, l’horreur de la guerre créée par l’armée birmane.

Peu de temps après, de nombreux membres de la majorité ethnique birmane, les Bamar, ont appelé à un retour au statu quo d'avant le coup d'État. Si cela signifiait la fin de la violence dans les rues du centre de la Birmanie, le retour au statu quo impliquait la répression et la violence à l'égard des diverses populations autochtones au pays.

Mais les personnes militantes autochtones, incluant des homologues d’Inter Pares, ont refusé de voir les inégalités du passé se reproduire. Les populations autochtones ont alors fait leur place au cœur de ce mouvement de résistance, en faisant entendre leurs voix et en mettant de l’avant leur vision pour l’avenir du pays – un avenir fondé sur les droits des peuples autochtones et l’égalité. Au fur et à mesure que les manifestations se sont multipliées, leurs demandes se sont propagées à la grandeur du pays, devenant certaines des principales revendications à l’échelle nationale.

Ce qui était au départ un appel à préserver le statu quo s'est transformé en une action politique visant à construire un pays où chacun est inclus.

Comment pouvez-vous soutenir le travail des militant.e.s en Birmanie ?

 

Envoyez une lettre à votre député.e

Trouvez votre député.e et ses coordonnées et utilisez le texte que nous vous fournissons ci-dessous pour leur envoyer un courriel demandant que le gouvernement du Canada impose des sanctions visant les revenus du gaz et du pétrole et le carburant d'aviation.


Madame la Députée/Monsieur le Député,

Je vous écris en tant qu’électrice/électeur pour vous remercier de votre soutien à la motion unanime du 1er février sur la Birmanie.

Ce 1er février qui marque l’anniversaire du jour où les militaires ont entamé leur tentative de coup d’État violente et continue a été une journée difficile pour beaucoup. Il était réconfortant de voir la solidarité des parlementaires canadien.e.s avec la population birmane, qui pour la grande majorité lutte et résiste depuis plus d’un an.

Bien que je sois favorable aux sanctions supplémentaires que le Canada a imposées à l’armée birmane, il ne reste pas moins que l’une des sources de revenus les plus importantes de l’armée, l’industrie pétrolière et gazière, demeure ouverte et accessible.

C’est pourtant cette source de revenus qui permet au régime en place de bombarder continuellement les villages, d’exécuter des manifestant.e.s et de faire la guerre à sa propre population. 

Des personnes en Birmanie et dans le monde entier ont appelé les gouvernements à bloquer l’accès des revenus du pétrole et du gaz au régime en place. Ces sanctions soutiendraient grandement la population birmane dans ses efforts en faveur de la démocratie et de la justice.

Il y’a aussi l’urgence de sanctionner l’accès au carburant d’aviation. Au cours de l’année écoulée, on a constaté une augmentation importante de l’utilisation par l’armée de ses forces aériennes pour bombarder sans distinction des villages, tuant et blessant ainsi des civils, détruisant des maisons, des écoles et des églises, forçant en même temps des milliers de personnes à se cacher.  

La question est donc de savoir quand le Canada compte imposer des sanctions sur les revenus du gaz, du pétrole et le carburant d’aviation à l’armée birmane ? 

Je vous prie d’agréer, Madame la Députée /Monsieur le Député, l’expression de mes meilleurs sentiments.

[VOTRE NOM] 


Faites un don

Nos homologues créent des espaces pour les jeunes de différentes communautés autochtones, leur permettant ainsi d’échanger sur leurs expériences et bâtir un avenir où leurs droits et leurs cultures sont respectés. En unissant leurs voix, leur message destiné aux forces armées ne peut plus être ignoré : vous êtes tombés sur la mauvaise génération.

Vous pouvez aider les peuples autochtones de Birmanie à faire entendre leurs voix en faisant un don à Inter Pares aujourd’hui.

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Comments (1)

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  • Leopold ouellet
    Le dire
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