Inter Pares met son féminisme en action en travaillant en coalition

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Des coalitions à leur meilleur : Julia Sánchez du Conseil canadien pour la coopération internationale, Mayra Alarcón de Consejeria en proyectos (PCS) et Bill Fairbairn d’Inter Pares, lors d’un événement public portant sur le Guatemala.
Des coalitions à leur meilleur : Julia Sánchez du Conseil canadien pour la coopération internationale, Mayra Alarcón de Consejeria en proyectos (PCS) et Bill Fairbairn d’Inter Pares, lors d’un événement public portant sur le Guatemala.

Au milieu de 2008, Inter Pares a décroché une subvention du Centre de recherches pour le développement international afin d'examiner le rôle du féminisme dans son parcours et ses méthodes de travail. Cette recherche a montré que la mise sur pied de coalitions au Canada représente une stratégie ayant permis de faire progresser l'action pour la justice sociale bien plus efficacement que ne l'aurait fait une démarche solitaire.

Depuis toujours, Inter Pares a intégré une solide analyse féministe à son action coalisée sur un large éventail de questions de la souveraineté alimentaire à la solidarité avec la Birmanie. Il s'agissait non seulement de faire valoir les préoccupations et le militantisme des femmes, mais aussi de faire primer les valeurs de coopération et de consensus dans les processus décisionnels, et les réalisations collectives sur l'action individuelle.

Citons, à titre d'exemple, notre action au Canada sur des problématiques propres aux Amériques. Au milieu des années quatre-vingt, des réfugiés salvadoriens, qui avaient échappé à la guerre sévissant dans leur pays pour s'installer au Honduras voisin, ont entrepris de s'organiser pour retourner dans leur pays. C'était un acte politique dangereux qui nécessitait un accompagnement de la communauté internationale. Inter Pares et d'autres organisations canadiennes ont répondu à leur appel en orchestrant les efforts pour influencer les pouvoirs publics canadiens en faveur des personnes réfugiées. Au début des années quatre-vingt-dix, cette même coalition s'est à nouveau engagée dans le processus de rapatriement des réfugiés guatémaltèques en apportant son appui aux organisations de femmes réfugiées et à leur rôle moteur dans la négociation des conditions de leur retour. Ce fut un processus historique tant par son impact sur les efforts de consolidation de la paix au Guatemala que pour le succès remporté auprès des autorités canadiennes en faveur de cette action de base pour les droits de la personne.

Aujourd'hui, cette coalition connue sous le nom de Groupe d'orientation politique pour les Amériques (GOPA) est un groupe de travail du Conseil canadien pour la coopération internationale. Le GOPA coordonne les activités de plus de quarante organisations de la société civile canadienne dont le champ d'action s'étend aux Amériques afin d'apporter une réponse collective aux besoins des homologues locaux et de persuader les autorités canadiennes de défendre les droits de la personne. Au cours des décennies, Inter Pares a joué un rôle de premier plan dans de semblables coalitions, plaidant pour l'action collective, gardant le cap sur les besoins et le leadership des femmes et consolidant au Canada l'effort de solidarité pour répondre aux besoins locaux tout en tenant le gouvernement canadien responsable de ses actes. Avec le temps, la foi d'Inter Pares dans l'action véritablement collective et solidaire ne s'est jamais démentie.

Notre impact

Promouvoir le féminisme pour faciliter le travail en coalition au Canada et à l’étranger. Cela favorise la coopération, facilite le consensus et l’atteinte d’objectifs communs.

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