Le Conseil canadien des femmes musulmanes premier récipiendaire du Prix Peter Gillespie pour la justice sociale

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Des membres de CCFM en compagnie de la famille de Peter Gillespie lors de la première édition du prix. De gauche à droite: Farhat Rehman, Alia Hogben, Fauzya Talib, Lexxus Gillespie, Letso Gillespie, Lulama Tobo-Gillespie, Kagiso Gillespie
 Des membres de CCFM en compagnie de la famille de Peter Gillespie lors de la première édition du prix. De gauche à droite: Farhat Rehman, Alia Hogben, Fauzya Talib, Lexxus Gillespie, Letso Gillespie, Lulama Tobo-Gillespie, Kagiso GillespieCrédit: Guillaume Charbonneau

Institué par Inter Pares, une organisation canadienne de justice sociale, le Prix Peter Gillespie pour la justice sociale commémore l’œuvre de Peter Gillespie, militant des droits de la personne ayant consacré sa vie à cette cause, au Canada et dans le monde. Cette année, Inter Pares a l’honneur de le décerner au Conseil canadien des femmes musulmanes qui s’est illustré par son courage dans la défense des droits des femmes dans un climat marqué par la haine et la crainte croissante des musulmans.

Fondé en 1982, le Conseil canadien des femmes musulmanes est un porte-voix progressiste pour les femmes musulmanes du Canada. Le CCFM œuvre résolument à la promotion du dialogue interreligieux et à la compréhension mutuelle entre la communauté musulmane et les autres communautés religieuses. 

Pour ce premier prix, il a été décidé de récompenser une organisation canadienne dont l’action a eu un impact positif et novateur sur les droits des femmes.

« Le Conseil canadien des femmes musulmanes incarne les valeurs que ce prix représente. Face à la discrimination croissante et parfois tragique dont est victime la communauté musulmane au Canada, le CCFM n’a eu de cesse de rappeler le caractère universel des droits de la personne remettant en cause les restrictions et la discrimination fondées sur la religion, le sexe ou la race, » a expliqué Jack Hui Litster, responsable de l’engagement communautaire à Inter Pares.

Après avoir reçu le prix, Alia Hogben, directrice exécutive du CCFM, a déclaré : 

Les valeurs de compassion et de justice sociale qui caractérisent notre organisation se fondent sur les préceptes du Coran et sur les principes de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. « Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse » est un commandement qui peut paraître simple mais qui, nous le savons bien, exige beaucoup de générosité et de compassion.

Comme l’a dit Nelson Mandela, « c’est la compassion humaine qui nous lie les uns aux autres, ni dans la pitié ni dans la condescendance, mais dans l’humanité qui nous a appris à transformer nos souffrances communes en espoir dans l’avenir ». 

Le CCFM a été créé il y a 35 ans; ses valeurs et objectifs continuent de guider notre action. Nous essayons de faciliter l’intégration des femmes et des filles pour qu’elles participent pleinement à tous les aspects de la vie de la société. Notre action passe par le biais de l’éducation des femmes et du plaidoyer. Nous croyons au contexte familial comme cadre de travail; et certains projets ont ciblé les jeunes. Nous proclamons fièrement être à la fois Canadiens et Musulmans; c’est un élément fondamental de notre action pour les femmes et leur famille.

Le prix a été remis le 24 avril à 19 heures au Centre de santé autochtone Wabano, au 299, chemin Montréal, Vanier, Ottawa.

Après la remise du prix, l’auditoire a assisté à la première à Ottawa de la pièce de théâtre documentaire « Seven », sept récits entrecroisés relatant le vécu de militantes féministes en Russie, au Cambodge, au Guatemala, en Afghanistan, au Nigéria, au Pakistan et en Irlande du Nord.

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