Le cycle du changement

Nouvelles : Analyses

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 Crédit: Tiniguena

Partout dans le monde, leaders et dirigeant-e-s et décideurs s’engagent à rebâtir en mieux après la pandémie. Du gouvernement canadien aux Nations Unies, on nous promet un monde meilleur que celui d’avant. En même temps, des mouvements populaires réclament une reprise juste, qui s’attaque aux inégalités et aux injustices exposées et exacerbées au cours des deux dernières années.

Partout, on sent que le changement est inévitable – et qu’il peut être transformateur si nous travaillons ensemble.

Nous n’avons pas fini de sentir les effets de la COVID-19. Dans certaines régions, les populations sont largement vaccinées et les gouvernements ont levé plusieurs restrictions. Ailleurs, la pandémie poursuit ses ravages ; le manque de vaccins, la perte catastrophique des moyens de subsistance et l’insécurité alimentaire croissante témoignent des inégalités dans le monde. Dans certains pays, le danger posé par la pandémie est exacerbé par la guerre civile, les violences politiques et la répression exercée par des régimes autoritaires sur les mouvements pour la démocratie et la justice.

Sur toute la planète, des activistes de la nouvelle génération contribuent à rebâtir le monde et à le remodeler, insufflant aux mouvements sociaux une énergie et des idées nouvelles. Ces jeunes savent que le monde peut être meilleur que ce qu’ils voient maintenant – pour leurs aînés, pour eux-mêmes et pour ceux et celles qui les suivront.

En Colombie, des générations de jeunes activistes se sont appuyées sur les luttes menées par leurs parents et leurs grands-parents. Les mouvements sociaux ont plaidé pour l’accord de paix actuel, qui aborde les causes profondes du conflit armé.  L’implémentation de celui-ci étant menacé par l’obstruction du gouvernement, des mouvements citoyens, menés par des jeunes, résistent et appellent à un changement social en profondeur et à la fin des violences policières. S’appuyant sur les réalisations de l’accord, les jeunes exigent plus que l’absence de peur. Ils s’entêtent à réclamer l’égalité et la justice pour les femmes, les paysans, les groupes ethniques et les personnes LGBTIQ+.

La vision d’avenir des jeunes s’appuie sur les victoires et les défaites des générations passées. L’arrivée d’une nouvelle génération d’activistes favorise à la fois le changement et la continuité et ce rythme organique assure le dynamisme et la longévité des mouvements.  Alors que notre homologue Tiniguena fête 30 ans d’éducation des jeunes de la Guinée-Bissau dans le cadre de son programme Geração Nova da Tiniguena, certains des premiers participant-e-s reviennent enseigner à la nouvelle génération et apprendre de celle-ci. Au Guatemala, les générations s’unissent pour guérir du traumatisme intergénérationnel et se racontent leurs luttes pour la justice.

La Coalition canadienne de la santé, dont fait partie Inter Pares, nous rappelle que le temps apporte à la fois le progrès et le recul. Dans son travail contre les inégalités et les injustices dans notre système de soins de santé, elle note qu’au fil des décennies, la privatisation croissante a érodé des services publics obtenus après maintes luttes. La solution proposée n’est pas nouvelle : il faut restaurer l’universalité du système public de soins de santé – et l’élargir. Jeunes et vieux nous rappellent qu’il est possible de regagner ce qui a été perdu – et plus encore.

Les failles s’élargissent dans le monde, mais on y voit poindre une lumière qui grandit : l’espoir en l’avenir. La collaboration entre les générations enrichit le processus de transformation et le vivifie – c’est ainsi que nous tirons les leçons du passé, améliorons notre présent et luttons pour notre avenir.

L’arrivée d’une nouvelle génération d’activistes favorise à la fois le changement et la continuité.

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