Une nouvelle vision pour la terre en Birmanie

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 Sai Khur Hseng, secrétaire général du Ethnic Community Development Forum ( ECDF)Crédit: Samantha McGavin
Partout dans le monde, la terre est au coeur de bien des luttes pour la justice sociale. Qui la contrôle, comment la développer et l’utiliser, et qui profite (ou souffre) de son utilisation : autant de questions centrales au débat.
 
La Birmanie ne fait pas exception. Les forces armées birmanes ont profité des quelque soixante ans du conflit armé pour chasser de leurs terres des populations ethniques rurales. Aujourd’hui, malgré les avancées vers la démocratie, les forces armées contrôlent toujours en grande partie l’administration du pays et usent de son pouvoir pour confisquer d’énormes parcelles de terres au profit de l’industrie agroalimentaire et de mégaprojets tels que des barrages et des mines.
 
Des organisations de la société civile issues de groupes ethniques ont une autre vision de l’utilisation des terres en Birmanie : elles favorisent des systèmes de gestion coutumière qui permettent un contrôle participatif de la communauté. L’Ethnic Community Development Forum (ECDF), un homologue d’Inter Pares qui regroupe plusieurs organisations de développement communautaire, a étudié pendant deux ans les pratiques de gestion coutumière des terres dans des collectivités ethniques. Ces pratiques honorent le lien avec la terre, protègent l’environnement et créent des moyens de subsistance durables.
 
Le secrétaire général de ECDF, Sai Khur Hseng, a eu l’occasion de partager cet enseignement en juin dernier, quand Inter Pares a parrainé sa participation au programme international de formation aux droits humains d’Equitas, à Montréal. Ce dernier a eu une opportunité unique de rencontrer des activistes de partout dans le monde afin d’échanger des outils et des stratégies pour le changement social, mais aussi des rêves d’un avenir plus juste.
 
ECDF a élaboré des propositions concrètes quant aux moyens d’appuyer et d’intégrer les pratiques de gestion coutumière des terres à un futur système national de propriété foncière décentralisé. Il faut pour cela un gouvernement fédéral véritablement inclusif et démocratique, un rêve que nous partageons avec tous nos homologues de la Birmanie, et que nous travaillons chaque jour à la réalisation.
 
Pour visionner l'entrevue filmée avec Sai Khur Hseng, 
 

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